Joyeuses Pâques !

Joyeuses Pâques !

Le Grand Confinement

Maintenant plusieurs semaines que nous sommes claquemurés chez nous, avec plus ou moins de « philosophie ».  Grands Sages  et intellectuels de tous poils s’échinent à nous convaincre des bienfaits du « rester cloitrer » . Pour autant, mauvais élèves que nous sommes,  la plupart d’entre nous ne pensent qu’à la récré…Certes nous pourrions découvrir ou redécouvrir les bienfaits de la méditation, de l’art thérapie, de la lecture, de la musique ou bien encore du bricolage, du jardinage, et autres « occupations vertueuses » ; certes. Pour ma part, rien n’y fait ou presque. Je dois avoir le sens de la contradiction : je ne pense qu’au jour où je vais pouvoir prendre la poudre d’escampette, la clé des champs, voire la tangente ou bien filer à l’anglaise ( ou même autrement, je deviens moins difficile…). Je suis également  et surtout tentée par un petit tour au ciné et  au salon de thé avec Paulette ou bien  Mumu, Gaston, Greg, Numa, Suzanne et même…Françoise (la voisine). En ces temps de disette de parlote,  je disserte certes avec Sido (ma minette), mais les conversations restent limitées et paradoxalement je trouve ma chatte très sérieuse !

Gaston y a l’téléfon qui son

 Ainsi, actuellement, qui l’eut cru,  je finis par trouver ma greffière barbante . La pauvre n’y peut rien et de son coté elle n’en pense peut-être pas moins… Les « effets confinement » sont vraiment sournois ! En ces temps pour le moins perturbés,  frustrée de conversations comme je le suis, j’use et j’abuse d’ une invention fantastique nommée TELEPHONE. C’est ainsi que je me suis vue déployer des trésors d’imagination et de mémoire afin de retrouver  copains et copines « d’avant »… Les plus lointains me paraissant bien sûr les plus exotiques. Certains, je l’avais oublié, n’engendrent vraiment pas la mélancolie : Dieu, que ça fait du bien de rire un bon coup !

Tonnerre de Brest !

 Le Roger est un peu rougne ces derniers temps: plus de « brèves de comptoir » et plus de « petit blanc sec » le matin ! Comme un malheur n’arrive jamais seul, il vient d’apprendre que, sans doute, le déconfinement se fera progressivement et par classe d’âge. Sur ce coup, il ne se sent pas très avantagé…Depuis quelques temps, il explore donc  une nouvelle piste, du coté des mesures dérogatoires au confinement. Celle de « l’autisme » lui parait  envisageable. Reste à trouver le médecin charitable qui pourra  lui rédiger une attestation, véritable sésame pour une peine quelque peu aménagée. Vive le 1er avril, même au téléphone !  wink

Sinon, et plus sérieusement (?) il me dit avoir beaucoup réfléchi à fabriquer  son masque lui-même. Je n’ai pas vu Roger depuis bien longtemps, mais aux dernières nouvelles, ce n’était pas à proprement parler une fine aiguille ; j’attends donc la suite avec impatience.  « Avec 3 francs, 6 sous, tu peux te protéger » m’argumente-t-il. Semblerait que la solution du « filtre à café » ait été retenue : sans doute  la nostalgie du « petit bar du coin »…

Prenons-en de la graine

La Rebecca, quant à elle, a les pouces verts. Durant « le Grand Confinement » son appartement est devenu le terrain d’expériences en « neurophytologie » ( ma copine a toujours été une intello…). « Les plantes sont incroyablement intelligentes » me dit-elle, au bout du fil . » Elles ont opté pour un mode de vie 100% sédentaire  et parallèlement appris à se défendre s’adapter, communiquer, s’épanouir et… manipuler les animaux ! » Fichtre (me dis-je),  un véritable exemple en ces temps d’enracinement intempestif. S’ensuivit un exposé fort… long: j ‘avais oublié combien Rebecca cultive (également) l’art de rendre les choses les plus passionnantes, ennuyeuses. Bref, petit à petit, mon interlocutrice en est  arrivée à évoquer les vertus d’un traitement par la  chloro…phylle. Un véritable trésor de bienfaits semble-t-il : un stimulant, un désinfectant, un détoxifiant, un cicatrisant, etc, etc. Vive les petites pastilles vertes, vous dis-je !

Et puis bonus, grâce à une jeune femme canadienne qui parle de tout ça avec enthousiasme .

Humour, toujours

Merveilleux  besoin de rire, souvent, et partout dans le monde. 

En Italie,  le gateau « Corona » a fait son apparition. « Les problèmes ne peuvent pas être résolus avec tristesse et peur. L’important est de suivre les instructions et de rester calme. Si nous mangeons une bonne glace entre-temps, cela ne peut certainement pas faire de mal«  explique le facétieux patissier de la ville de Crémone.

Oui, les blagues sont devenues vitales. Peut-être un jour remboursées par la sécurité sociale ? Pourquoi pas une petite suggestion pour le monde d’après ?!

                   LA MORALE DE L’HISTOIRE  c’est que le rire est le propre de l’homme.

                                                                                                                                              Rabelais

                  Et bonne confinuation à tous !

Tintamarre à la campagne

Tintamarre à la campagne

Maurice (le coq)…et ses copains

 Je ne sais pas si vous vous en êtes rendu compte mais souvent encore, à la campagne, on rencontre des animaux. Je m’en faisait encore récemment la remarque lors de ma  visite chez Angélique Doucet, dans le Vercors . De même, régulièrement, ces « bêtes »  émettent des sons, voire des bruits; bref des   » choses  » qu’on entend …avec les oreilles !

Par exemple, le chat miaule et le chien aboie (y compris si la caravane ne passe pas). Parfois le cheval hennit  pendant que l’âne s’entête à braire. D’ autres fois, le mouton bêle et la chèvre chevrote.  Par ailleurs, le cochon peut se décider à grogner, le canard à cancaner et l’oie à cacarder. Du temps que la dinde glougloute, la vache, ne l’oublions pas, peut facilement meugler… Souvent le lapin se laisse surprendre à glapir ou couiner. La pintade peut, de son coté, criailler. Si la poule caquette, le coq (Maurice) c’est bien connu…coquerique.

Et je ne vous parle pas des insectes  qui bourdonnent ; des piafs qui  gazouillent, sifflent, piaulent, hululent, piaillent, pépient, roucoulent, ramagent et turlutent. Je ne vous parle pas  non plus des sauterelles qui stridulent, des souris qui chicotent, des rats qui…STOP !!!

         A la ville , il faut le dire , on est beaucoup  plus sobre en vocabulaire (hélas moins drôle aussi) : voitures, camions et autres quatre roues font  » vroum, vroum »; parfois  » tut, tut » ou bien encore « pimpom ». Quelques pigeons roucoulent dans un coin et on en parle plus !

Bien que tristounette, la nuisance citadine est simplette: pas de piaillements sournois, de regards en coin et de bêlements surprenants ! Pas de noctambules, euh… d’animaux nocturnes qui s’obstinent à  effrayer. Et surtout pas de crapauds morts d’amour, à l’heure de l’apéro !

Coco (le coq…) à l’ UNESCO

Enfin, ça c’ est ce qu’on clamait avant…

…Avant qu’un truc super extra ait été voté le 30 janvier 2020. Ce jour là, les députés ont décidé (à l’unanimité !) qu’une proposition de loi intègrerait « la notion de patrimoine sensoriel des campagnes »,  dans le droit français. L’idée est de protéger les (vrais) ruraux des actions juridiques engagées contre les bruits et les effluves de la campagne.

Le texte prévoit également un inventaire par terroirs, des « bruits et des odeurs caractérisantes qu’on veut protéger ». Amis des champs à vos calepins !

Un maire de Gironde, M Bruno Dionis du Séjour, va même encore plus loin et souhaiterait faire inscrire les bruits ruraux au patrimoine culturel  immatériel  de l’UNESCO. Sûr, après de telles victoires, nos coqs gaulois vont pouvoir donner de la voix !

Le beurre, l’argent du beurre…

 « Ok pour les bruits, mais les odeurs ?!  » : dirons zalors nos rats des villes (non repentis).

« Ben oui quoi, c’est vrai, on peut pas trier SVP ? On garderait par exemple : l’odeur du feu de bois et de l’herbe qui sèche au vent. Celle de la terre sous la pluie (qué pas mal non plus). Pis encore, celle des prairiesenfleurs et des  petits chemins qui hument la noisette…enfin, pourquoi pas, celle du souffle du veau qui vient de naître…mais.

Mais, de grâce, épargnez-nous les « senteurs organiques » de cette bête.  Elles sont déplaisantes et ne servent à rien ! »

Pasteurisé, oui mais

Et pourtant, les savants (de Marseille ou d’ailleurs) sont formels: « l’effet de la ferme » est avéré . Ainsi « ce sont les microbes présents dans les étables, les débris végétaux et le lait cru qui stimulent le système immunitaire des enfants et les protègent contre les allergies. »

Je dis ça, je dis rien, mais les vilains mi-crobes ou crobes entiers ne sont peut-être pas tous à mettre dans le même sac ? 

Finalement « dans le temps » ma Moman ne connaissait pas trop M Pasteur et c’était peut-être pas plus mal. Nous les gosses, on pouvait toucher, goûter et renifler le monde, en bonne santé,  à notre guise !

LA MORALE DE L’HISTOIRE  c’est que la ptite bête mange pas la grosse !

                                                          

Gros Minet et Titi

Gros Minet et Titi

Cha ché une aventurière !

Il est  grand temps que je  vous présente mon « Gros minet » à moi… qui est une petite chatte de 6 ans nommée Sidonie et beaucoup plus souvent «  Sido  » . Ma greffière chérie porte en toutes circonstances son  drôle de petit  masque noir: de fait, j’aurais tout aussi bien pu l’appeler Fantomette, ce qui aurait beaucoup plu à Murielle! (quelques explication en page Ginette)

On parle de moi ?

chat noir et blanc

On parle de moi ?

Comme vous pouvez en juger par vous-même, Sido n’a rien d’une   » serial killeuse »…

Elle pète la forme et, comme toute bonne minette qui se respecte, elle aime beaucoup « jouer » avec les autres animaux de nos campagnes. C’est ainsi que musaraignes, souris et autres mulots partagent sa cour de récré. Pour les zozios c’est un peu plus compliqué car ils restent assez distants : c’est toujours elle qui doit faire l’effort de grimper jusqu’à eux !

Y a qué que chose qui cloche 

Vous l’aurez compris, et même si on peut sourire : Sido est une charmante mais redoutable prédatrice ! (comme pratiquement tous les chats).

Mais, me direz-vous, pourquoi nous exposer zici la chose ? Et bien  c’est à cause de Françoise, ma voisine. Cette dernière a également une chatte (rousse) qu’elle appelle Kiki ; jusque là, ça va à peu près. Là où ça devient moins drôle, c’est qu’elle a décidé qu’ en 2020, kiki porterait  une clochette nuits et jours ! Peut-être l’effet « jingle bells »  de fin d’année ?

Le génocide des petits oiseaux lui  étant insoutenable, elle a par ailleurs ( la louable intention ! ) offert la même identique affreuse chose à Sido. « Pour commencer à l’habituer » m’a-t-elle dit sournoisement : autant vous dire que ma minette a pris ses pattes à son cou : pas question de devenir sourde ou sonnée !

La théorie du complot 

Tout ça me laisse rêveuse…

Il y a beaucoup trop de chats en France. Il y a trop peu d’oiseaux et trop peu d’insectes ; trop peu de batraciens aussi. Par contre il y a beaucoup de pesticides. Beaucoup d’avions  et beaucoup de voitures… que percutent -en nombre- les oiseaux rêveurs, les insectes distraits et…les chats maladroits (enfin, pour les avions c’est plus rare). Du même temps que l’on met des cloches aux chats méchants, on  les retire aux vaches incompétentes car elles feraient trop de bruit mais plus assez de lait…

Bref c’est le grand bazar sur cette terre ! Et tous ces animaux n’en font vraiment qu’à leur tête !

Pour l’amour d’un piaf

A propos de bonne volonté, je veux bien essayer de  faire un geste pour les gentils « zoziaux ».  C’est vrai, sont tout de même mignonnes, ces petites bêtes là ! Et puis, elles n’ont pas de bien grandes griffes contre le monde hostile…

Donc, trêve de paroles, des actes ! 

Dès le joli mois de mai, et jusque fin d’été , je dois décider Sido (!?) à porter une jolie collerette multicolore. Glissée autour d’un collier élastique, ça devrait faire du meilleur effet, ce sans trop la gêner. Le système est semble-t-il assez efficace. Par contre…

heureusement que le ridicule ne tue pas: je connais quelques  tits piafs et autres Mickey  de nos campagnes , qui vont se  tordre de rire à l’approche de  Minette arborant son  » Birdsafe ».  Ca doit vouloir dire « collier pour chat » en anglais…

LA MORALE DE L’HISTOIRE:

Il faut autant qu’on peut obliger tout le monde ; on a souvent besoin d’un plus petit que soi .

                                                                                                                                                                   Jean de la Fontaine.

                                                                                Sidonie va devoir méditer sur tout ça…