Le slow… avant le slow

Comme je l’évoquais  dans un récent-et palpitant- article  (voir le Grau d’Agde S1E1) ;  en ce moment,  Mumu me parle souvent de « slow-quelque chose ». De mon coté, je lui confiais que, pour ma génération, le  slow était surtout la danse des amoureux timides. Nous dansions sur des tubes renversants  tels que « tombe la neige » de Adamo et nous nous consumions sur des titres de braise tels que « Love me Tender » de Elwis Presley. Il y avait également des chansons inoubliables telles que « je suis à toi » de Patricia Carli ou bien encore « Cathy » de Marc Aryan (c’était le prénom de ma meilleure copine du moment…)

Mais… nous nous égarons ! Semblerait que le « slow en mode 2020 » soit assez différent …

Version classique

Ma nièce m’a en effet tout expliqué : « slow » est le contraire de « fast », en anglais  (je précise, pour ceux qui n’ont pas la chance d’avoir Mumu sous la main). Le mouvement « slow-food  » par exemple  est né en réaction aux « joyeux fast-food » des  années 70. Un mouvement de contre-culture en quelque sorte ; mais finalement, peut -être pas besoin d’en faire tout un plat ? Surtout anglais ! Gare aux arrière-goûts de marketing, toujours un peu en embuscade,  dès qu’il y a des anglicismes…

                           Car enfin, et dans un esprit beaucoup moins tendance,  Jean de la Fontaine au XVIIème siècle nous  rappelait déjà que « Maître Lièvre » est bien moins avisé que « Dame Tortue »… Bon, j’en conviens, tout ça sent quelque peu la naphtaline et le tableau noir…Sans doute qu’un bon bol d’air, nous fera  du bien !

Version philosophique

Nous sommes en 1967, Yves Robert  tourne alors un  conte paysan qu’il intitule « Alexandre le Bienheureux ».  Je trouve ce film totalement« slow-révolutionnaire » ! Dans cette farce beaucoup moins légère qu’il n’y parait, il est question du rapport au travail, du sentiment de liberté, de l’idée du temps qui passe et finalement du sens que l’on donne à notre vie. Cette intelligente comédie est le reflet d’une époque qui commence à se poser bien des questions…

Version Pop

Année 1973. Décidément, notre rythme de vie citadine  nous interpelle. Vous souvenez-vous du film hilarant « Elle court, elle court la banlieue » ? Avec Marthe Keller et Jacques Higelin dans les rôles principaux, cette comédie grinçante  est signée de Gérard Pirès. A cette époque, je me souviens qu’il était de bon ton de  décrier  le fameux « métro, boulot, dodo ». Le scénario est construit sur les mésaventures de banlieusards parisiens. C’est également le portrait plein d’empathie de ces gens, et la mise en évidence d’un quotidien totalement absurde. A revoir ou à  découvrir !

Version comiques de légende

1976 ; film incontournable : « L’aile ou la cuisse » de Claude Zidi, bien sûr !  On ne présente plus les deux protagonistes principaux que sont « Louis de Funès » et « Coluche ».  Cette comédie campe le combat d’un critique gastronomique contre un géant de la malbouffe nommé (allez savoir pourquoi )  » Tricatel ». L’évocation de « Jacques Borel », Napoléon de la restauration rapide, est ici à peine voilée. Louis de Funès quant à lui, on le sait moins, était un ardent écolo !

Version contemporaine

Après la « slow-food » voici le « slow-travel ». Alors là je connais bien l’affaire !  Il faut dire que depuis toute petite, je pratique assidument. Que ce soit, train, bicyclette, pédibus, etc. j’ai beaucoup donné… Par contre je dois l’avouer, lorsque je suis avec Paulette, c’est une toute autre affaire. Toutes les deux, on est alors totalement « fast duodechoc » ! Sa petite Panda a plutôt du jus, si vous voyez ce que je veux dire…Sinon, à part ça, j’ai jamais fait de Kayak. Peut-être pour ça que le film « Comme un avion » m’a tant plu.

 Dans ce film de Bruno Podalydès sorti en 2014, le personnage de Michel embarque pour un voyage intérieur, sur une petite rivière de l’Yonne. Son escapade le mène seulement à quelques kilomètres de chez lui, mais il aura pris le temps des belles rencontres et du partage…

Je dois reconnaitre qu’un tel programme est plutôt pour me plaire ! Je me la jouerais bien façon « barque hyper stable » si c’est possible et… vogue la galère, pour un voyage « tout doux , tout doux, tout doux » !

                   LA MORALE DE L’HISTOIRE  c’est que « Tout ce qui est exquis, mûrit lentement »

                                                                                                                                                                                 Arthur Schopenhauer

             

2 Commentaires

  1. Lénou

    Qu’est-ce qu’elle en connaît des trucs sympa cette mumu 😁 j’aime aussi beaucoup le principe, même si en ce moment c’est plus nothing que slow voyage 😢

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    • Ginette

      Coucou Lenou,
      Contente de te retrouver.
      C’est vrai que d’hier à aujourd’hui, on s’ennuie peu à observer le monde…comme il va.

      En ce qui concerne les « voyages »; de mon coté, c’est plutôt des « escapades » et je prends assez souvent
      des T.E.R en ce moment. Pour les grands voyageurs, c’est peut-être effectivement plus compliqué de réaliser ses projets.
      Pourvu que ça dourrrre pas trop!

      Réponse

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