Le Grau d’Agde au coeur: S1E4 (et fin)

Le Grau d’Agde au coeur: S1E4 (et fin)

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Ouh, là, là, moussaillons ! Avis de tempête dans ma tête ! Je sais pas si vous vous rappelez de la pub : « La montagne, ça vous gagne » et bien moi je vous  le dis « La mer, ça décoiffe ! »

Pendant trois mois, cet été, j’ai circulé sur le chantier naval du Grau d’Agde, où réside à plein temps mon neveu Jean-Pierre qui  restaure son bateau. Cette expérience m’a interpellée. Toute ma vie j’ai vécu en appartement ou maison. Pas un instant je n’ai pensé  qu’il pouvait en être autrement. Et voilà que là, je côtoyais des hommes et des femmes qui n’envisagent pas de résider ailleurs que …sur un bateau. Bien plus, ils n’imaginent  la vie, que dans le nomadisme !

Aujourd’hui , je suis de retour à la maison et je repense à tout ça… Tiens, je voudrais  vous parler de « Nathalie ».

Mes cartes postales virtuelles:

Portrait de Nathalie

Une petite « nouvelle » sur le chantier

C’est  début aout, que nous avons vu débarquer sur le chantier naval, cette étonnante « féminine »  (+ sa moto et son voilier). Un peu de froufrous dans cet univers d’hommes n’était pas pour me déplaire ! Très vite nous avons sympathisé ; il faut dire que nos « deux roues » respectifs nous offraient un sacré terrain d’entente…

Comment une navigatrice est née

bebe au chapeau rose

La « petite dame » est enfant du pays ; en effet, elle est fille et petite-fille d’ostréiculteurs, à Sète. Il parait que gamine, elle a même croisé l’ami « Brassens ». Soit dit en passant, le bonhomme était un sacré gai luron wink !

Bref, toujours est-il  que vers 18/20 ans elle souhaite déjà faire le tour du monde. Sitôt décidé, sitôt partie…en moto. Cependant, à cette époque, l’aventure s’arrêtera au Maroc.  C’est en roulant qu’on devient routier; de fait,  elle se rend vite compte   que ce mode de transport au long cours, ne lui convient pas du tout : trop de dépendance au carburant . C’est donc décidé, elle optera  plutôt pour le voilier…

Une terre d’adoption

A présent, faisons un pas de géant dans le temps (autrement j’écris un bouquin !)

En 2004, 2008 et 2019 notre aventurière  a notamment  voyagé en Amérique latine. Lors d’une navigation  au Chili, elle a prolongé son séjour sur la jolie ville d’Iquique (IKIKE) afin d’y travailler. L’endroit est situé sur une bande littorale entre l’océan et le désert d’Atacama. Notre globe-trotteuse est alors tombée totalement amoureuse du lieu et de ses habitants. Elle parle même de sa  « famille de cœur » qui vit là-bas…

mer soleil couchant
pêcheur foux

Le feu sous la glace

 Puis le  voyage a continué : Punta Arenas (dans l’Antarctique Chilien), Ushuaïa (en Argentine).  C’est alors qu’un virus a frappé Nathalie de plein fouet : ce dernier se nomme Patagonie et je ne crois pas qu’elle  souhaite en être guérie…. Obligée de rentrer pour cause de crise sanitaire mondiale et, à rebours de la sinistrose ambiante, la « dame des mers » se jure alors de revenir bientôt  en terre de feu.

marché de provence
bouée sur le marché

Les projets

Actuellement Nathalie envisage  de passer l’automne et l’hiver en France. Cette période sera consacrée à équiper son bateau pour la navigation en solitaire. Elle souhaite par ailleurs l’aménager afin d’affronter le froid, le vent et les températures négatives…

Au printemps, le navire sera fin prêt. Il sera temps alors d’embarquer pour réaliser un  rêve : rejoindre la ville la plus australe du monde : Puerto William, située sur l’île de Navarino. Voire même aller encore plus loin que le bout du bout, c’est-à-dire à Puerto Toro. Le lieu est un minuscule port de pêche et un village peuplé de quelques 25 habitants : un petit coin tranquille, quoi !

                                                                                                                         

Pour l’heure Nathalie est toujours en France ;  peut-être même qu’un jour elle nous contera d’autres aventures en mer….Soyons patients  et en attendant :

                                                              

Le Grau d’Agde au coeur: S1E3

Le Grau d’Agde au coeur: S1E3

Maman, les p’tits bateaux…

 

Déjà septembre les amis. La cloche de la rentrée a sonné, et croyez-moi ça se voit ! Pour ma part je ne me sens pas très concernée mais je connais des petits loups (et leurs parents ?) qui doivent déjà regretter leurs chateaux de sable et leurs glaces...

Tout doucement, Le Grau d’Agde s’installe dans « la morte saison » : parait que ça s’appelle comme ça… J’ai jamais bien compris pourquoi y avait des saisons qui survivaient et  d’autres pas. Sans doute une forme de guéguerre entre les mois de l’année : octobre et novembre sont battus à plate couture tandis que juillet aout pavoisent triomphants. Du coup, presque, on s’excuserait d’être encore là ; enfin, si on était poli! Pour ma part, j’ai décidé de passer le beau mois de septembre sur place, et de bien profiter… Je ne suis pas seule, croyez-moi ! Au chantier naval où réside JP, c’est la totale effervescence. Les bateaux rentrent, rentrent, rentrent et les hommes s’activent autour. On pomponne, on répare, on transforme, on protège, on améliore ces drôles d’objets flottants (plus ou moins identifiés).

C’est vraiment chouette un chantier naval ! En quelque sorte un lieu hors du temps. Ici pas  de saison ou de temps mort. On s’affaire, on besogne, on plaisante, on rouspète, on devise, on donne, on vend, on conseille, on compare… La vie, quoi ! Allez,  vous me suivez là bas ?

Mes cartes postales virtuelles:

dans les coulisses d’un chantier naval + portrait de Jean-Pierre

Une affaire de famille

                               

C’est en 1947 que M Jean Allemand, charpentier de marine, lance son « petit » chantier naval. L’atelier d’alors n’est pas immense mais il en sortira de grandes choses. En 1960, l’homme de métier, qui est très ouvert, s’intéresse  à un nouveau matériau nommé  polyester (le plastique, si vous préférez). Dès lors, ce sera la voie vers des réalisations de bateaux,  aussi innovantes qu’audacieuses. A l’heure qu’il est ce sont les enfants et petits-enfants du fameux entrepreneur, qui ont repris le flambeau: il règne là un  esprit « maison » qui fait  plaisir à voir !

Les grandes manoeuvres

Ce qui m’impressionne le plus sur le chantier naval, ce sont les  appareils de levage comme les ponts roulants, les portiques, les potences, etc. Bref tout ce qui permet de rentrer ou sortir des bateaux  parfois vraiment gros.

Et gare devant, quand Henri,  le patron, déboule sur le chantier au volant de son transpalette géant !

bebe au chapeau rose
Julia au chapeau rose

Lorsqu’un nouveau navire arrive, c’est forcément l’événement : d’où vient-il, combien de temps reste-t-il, dans quel état est-il, est-ce que le propriétaire est sympa, etc, etc … 

La remise à l’eau d’un bateau est toujours un grand moment. C’est  l’aboutissement de plusieurs semaines, voire  plusieurs mois, de travail intense. C’est surtout la certitude de pouvoir reprendre l’aventure et, si des liens d’amitié se sont créés, c’est également le pince coeur des « au revoir »…

bateau en chantier peinture
artiste au chantier naval

Portrait de Jean-Pierre

Il est sympa mon neveau et puis surtout il a des idées super marrantes. Par exemple, il veut faire le tour du monde en bateau. Bon, pour l’instant  » Ti’Malice » est pas tout à fait prêt mais c’est l’affaire de quelques mois et on y sera….J’espère qu’il pensera à m’envoyer des cartes postales ! wink

Son voilier est un Pacific Seacraft de 14 m;  ça commence à faire une « belle bête » ! Il est allé le chercher à Brindisi en Italie du sud, en 2018. Il envisage de reprendre tout l’aménagement intérieur et bien sûr de revoir également le carénage (résine et peinture ) de la coque. Parait que l’ensemble de ces opérations s’appelle le « refit » du bateau : le mot « refaire » était sans doute un peu trop décourageant…

mer soleil couchant
pêcheur foux

Sinon, quand JP a un peu de temps libre et qu’il ne travaille pas sur son bateau, et bien …il « refite » celui des autres ! Comme il est très polyvalent, il est rarement au chômage technique. Ci-dessous il soude les éléments d’une remorque pour un client. Sinon, sa grande spécialité c’est la menuiserie navale. C’est pas parce qu’il est de la famille, mais question « bouts de bois »  il est vraiment très fort !

Enfin, comme il est également ben, ben serviable, il  donnera toujours le coup de main au copain »marin » dans le besoin…

marché de provence
bouée sur le marché

Et bien mes Loulou, voilà un Episode 3 sous le signe du boulot : je pouvais pas faire moins en cette période de rentrée !

Pour ma part, si je voulais ajouter une « Ginette-touche », je me proposerais bien pour quelques travaux de couture. Les rideaux de « Ti’Malice » sont un peu vieillots. Certes ce n’est pas une priorité pour aller sur les flôts mais c’est tout de même important la déco !

Je m’en vais de ce pas en parler au principal intéressé et je vous tiens au courant.

Et en attendant

  bons baisers de Ginette !

                                                                                                                         

Le Grau d’Agde au coeur : S1E2

Le Grau d’Agde au coeur : S1E2

Et toujours le  Sud !

 

  Voici un épisode 2, chaud, chaud, chaud, cacao ! Et oui, le beau mois d’aout est là et mes aventures en Méditerranée sont loin d’être finies.  Parait qu’en ce moment  il ne faut pas courir partout (surtout à mon âge canonique). Pas de problème, je saurai rester sage !  Faut dire que prolonger son séjour auprès de « la grande bleue » est loin d’être une punition. Plus jeunes, avec Canou, nous allions presque chaque été à St Raphaël : quel délice mes amis !

Encore plus petite, je me souviens des  plages de la Manche. Nous autres, les gosses, nous étions chanceux. En effet, papa et maman travaillaient aux usines Renault et bénéficiaient alors de 3 semaines de congés payés ( pas mal pour l’époque !)

Cerise sur le gateau, un frère de papa était le roi de l’andouille (guémenéetongue-out, à Plouër-sur-Rance, dans les Cotes d’Armor. A cette époque, l’échange d’invitations n’était pas un vain mot : toute notre petite famille débarquait donc en « bacances » ,  chez le tonton charcutier.  L’épopée se faisait en train , depuis la gare Montparnasse (puis bus et voiture). Je vous laisse imaginer l’équipée : les parents, 4 gamins + le chien Youky; enfin les nombreux cadeaux à l’attention de la famille bretonne.C’était folklo, comme on dit ! 

Mais bon, revenons à nos moutons. Donc en ce moment, je suis en résidence sur la belle commune d’Agde. Pour les retardataires ou les distraits, je rappelle que je loge chez mon neveu Jean-Pierre  (voir S1E1/ Le Grau d’Agde au coeur) . Très vite, tous les deux, on s’est arrangés : JP restaure son grand voilier et moi je fais la popote… Du coup, je vais souvent au marché à vélo ( celui-ci a un super panier à l’avant !) .

Mes cartes postales:

« A bicyclette, vers la mer »

Petit poisson deviendra grand ?

les quais de l'hérault

La petite balade débute au chantier naval « Allemand », quai du commandant Méric ( c’est ici que je récupère la bicyclette de la copine de JP) . Une piste cyclable longe l’Hérault, jusque vers « le large ». Gare à filer droit; au risque de finir la course dans un plongeon magnifique !

L’endroit est bien sûr le paradis des pêcheurs. Jusqu’au 1er pont sur l’Hérault, cette zone est considérée « pêche maritime » et non « fluviale » . De fait, sur ce tronçon, la pêche est ouverte toute l’année…et gratuite.

Lorsque « la plage » restait à inventer

Pour autant, ces pauvres pêcheurs me paraissent plutôt bredouilles . Je dis ça, je dis rien mais pour ma part, me semble qu’on ne peut pas pêcher et avoir pêché… Comme d’hab. c’est  sans doute pas la faute des plus petits mais le résultat est là !

pêcheurs sur l'hérault
darse du grau d'agde

Un peu plus loin, et poursuivant ma chtite promenade ; j’arrive à une placette charmante : on croirait un minuscule port de pêche. Le panneau explicatif de l’endroit nous indique fort obligeamment qu’il s’agit d’une « darsine » : sorte de petit bassin portuaire qui servait de refuge à la chaloupe des pilotes lamaneurs (pilotes de port).

Les canards du coin semblent particulièrement priser l’endroit…

Tout autour, des maisons très colorées. Poursuivant notre lecture, nous apprenons qu’  » à partir de 1850, la municipalité veut fixer la population de pêcheurs sur les terrains du Grau. Pour ce faire, elle va mettre en vente des terrains communaux, à prix modique. Par ailleurs, la mode des bains de mer va toucher Le Grau après l’ouverture de la gare de chemin de fer en 1857. Les maisons construites d’abord en bois, puis en pierre rendent compte de ce passé balnéaire. »

Plutôt sympa de s’instruire en toute simplicité  dans la rue !

maisons place Hirailles, grau d'Agde

 Agathoises agapes

Encore quelques coups de pédales et le quai du « commandant Méric » se transforme en quai  « des restos à gogo » : bien sûr, il va de soi que coquillages et crustacés sont à l’honneur ! Parmi eux, j’ai nommé le Murex ou  » pointu « . Ce dernier a même sa confrérie au Grau d’Agde.

pointus au resto

 Dans l’antiquité ce coquillage était  très prisé pour une  raison tout autre que culinaire . On tirait en effet de ce gastéropode une teinture rouge violacée, appelée « pourpre impériale ».

Perso, je me dis que de tous temps les Hommes ont quand même eu des idées géniales ! undecided D’ailleurs, je me suis souvent demandé comment ces dernières leur venaient à l’esprit. Est-ce qu’on se lève par exemple un matin en se disant « tiens, aujourd’hui je tenterais bien de teinter du tissu avec quelques murex… »

????…

 

Mais que les becs à sucre se rassurent, eux aussi auront leur heure de gloire :  la glace de JP est à 4 boules (ben voyons !). C’est vrai que petit, le gourmand s’arrangeait déjà pour ne pas être privé de dessert. Pour l’heure ce sera donc : framboise, pistache, cacahouète… et chocolat (tout au fond du cornet). Avé les gaufrettes par dessus c’est beaucoup mieux. Mais vite, ça fond : laissons-le déguster !

la super grosse glace

La fiancée du pirate

Chez M le glacier, la nuit fut peut-être un peu courte car la pause hamac semble s’éterniser…Ce gaillard endormi rêve-t-il de sa belle ? 

Tout près de la jetée est une nymphe mystérieuse qui semble guetter…on ne sait quoi. Aucune plaque explicative  ne dévoile  son secret . Il existe bien une  » rue des sirènes » au Grau d’Agde, mais notre miss a de trop jolies gambettes pour en être…Si quelqu’un peut me donner une info, je suis preneuse !

mer soleil couchant
nymphe le grau d'agde

Et la plage fut créée…

Le bout du quai est  là. Pour quelques pas dans le sable, on oublie  le vélo. Tôt le matin, le rivage est paisible et les amoureux de la mer sont  au rendez-vous.

femme marchant au bord de la mer

 Vous aussi vous aimez marcher dans l’eau ? Ici le sable est très très doux : c’est vraiment super…

Quelques  bâtisseurs sont déjà à l’ouvrage. Si leurs châteaux  sont éphémères, gageons que les souvenirs de ces précieux instants,resteront inoubliables.

 

une maman et sa petite fille au bord de la mer

Instant lecture, face aux vagues mousseuses…

deux femmes au bord de la plage

C’est fou comme le temps passe vite au bord de l’eau : faudrait peut-être songer à filer au marché ! Au menu ce midi, ce sera : poêlée de sardines et riz/fenouils. Croyez-moi, mon neveu a un bon coup de  fourchette !

Quant à vous, prenez soin de vos petits ventres

                                                             Et bons baisers de Ginette !

                                                                                                                         

Le Grau d’Agde au coeur : S1E1

Le Grau d’Agde au coeur : S1E1

Cap au  Sud !

 

Allez savoir pourquoi, mercredi dernier j’ai jeté un coup d’œil à ma valise : aïe !  elle fait grise mine la pauvre. Sûr, elle nous fait un petit coup de blues ! De mon côté, je ne suis pas loin d’être dans le même cas : allez, il est temps de réagir ! Voyons voir ? Où pourrais-je bien traîner mes guêtres en ce moment ? En y réfléchissant, je crois bien que j’irais jusqu’à m’offrir La Mer. Savez, celle  qu’on voit danser : et soigner zainsi le blues par le blue ? (fortiche en anglais, la tatie, non?)

Quelle chance, à cette époque de l’année, mon neveu Jean-Pierre restaure son bateau au Grau d’Agde  ….Vous me suivez wink ?

Une fois n’est pas coutume, ce coup-ci j’envisage de voyager seule. De leur coté, les copines rattrapent le temps perdu (du Grand Confinement) et font  la tournée de leurs petits-enfants. Par ailleurs, je me demande si JP apprécierait un arrivage intempestif de mamies (si sympathiques soient-elles..).

 Allez, c’est décidé, je me la joue solo au bord de l’eau !

Mes cartes postales:

clin d’oeil flashy du Grau d’Agde

Attention départ !

                               

Je sais pas vous, mais moi, quand je suis seule, j’adore prendre le train ! Il existe une ligne extra, qui relie Clermont-Ferrand à Nîmes, et qu’on appelle la Cévenole. Lorsque j’ai dit à Mumu que j’allais prendre ce train-là, elle s’est écriée : mais c’est génial ! T’es pile poil dans la tendance « slow train » ( ?!). Oups, kesako cette affaire-là ? Faudra que je creuse la question. En attendant, y a plus zurgent : embarquons !

Surprise ! Mon TER est super gai !  Toutes ces couleurs inspirent, bien sûr, la grande photographe de voyage que je suis. De fait, que ce soit en gare ou par la fenêtre, j’en prends plein les mirettes !

Des bibis de charme

gare Vergèze Codognan
bebe au chapeau rose
Julia au chapeau rose

En balade vers la plage, je rencontre une mamie toute fière de promener son petit-fils : Charly est un tantinet méfiant (ou timide?). Au moins une certitude: son bob ne s’envolera pas !

Beaucoup moins farouche, au petit bar du marché, Julia prend la pause . La mignonne pipelette me fait plein de confidences; mais chut… sachons garder les secrets…

Lolita ou chenapan, ces pitchoun nous font vraiment  voir la vie en rose !

Des bateaux et des peintres

bateau en chantier peinture

Sur le chantier naval, un jeune homme aide son père à repeindre son bateau. je ne connais pas son prénom. Je le baptiserais  bien « Samuel »…Et  le papa ?

Un peu plus loin, super  chouette, je rencontre un artiste  volubile qui ne m’a pas caché son nom… Je vous présente zici Claude Ménaldo. Pour l’heure, ce dernier dessine au pastel sec. Je vous laisse découvrir l’ensemble de ses oeuvres .

artiste au chantier naval

C’est la mer qui prend l’homme…

mer soleil couchant
pêcheur foux

Si vous vous baladez au Grau d’Agde vous apercevrez peut-être « le pêcheur Foux », ou tout au moins son célèbre bateau rose. Comme son esquif, le personnage est haut en couleurs ! Quai du Commandant Méric, chaque matin d’été (mais pas que), il propose sa pêche du jour. Son public lui est fidèle, tant pour le poisson que pour le spectacle !

Voici pour cent francs, du thym de la garrigue

marché de provence
bouée sur le marché

Quelle super chanson de Gilbert Bécaud ! Plus d’un demi-siècle a passé et les marchés de Provence (ou du Languedoc, té…) sont toujours aussi magiques.  Celui du Grau d’Agde est très sympathique. Tout petit, il offre cependant son concentré d’odeurs, de saveurs et de couleurs du Sud. La plage est a 2 pas et les voitures sont bien sûr proscrites ; un petit goût de paradis quoi !

                                                                                                                         

Et voilà mes chéris, votre série préférée : Le Grau d’Agde au coeur/ Saison 1 Episode 1 s’achève ici. Je sais, je vous laisse sur un suspense insoutenable : mais ce n’est que pour mieux se retrouver cool !

Allez, dans quelques semaines, c’est promis, je vous sers sur un plateau, un Episode 2 inoubliable…

En attendant prenez soin de vous

                                                             Et bons baisers de Ginette !

                                                                                                                         

Escapade gourmande… et branchée

Escapade gourmande… et branchée

Cuisine maison: le retour

Ca y est , on va pouvoir bouger et rencontrer les amis ! :  c’est le début…de la fin du «  Grand Confinement ». Par conséquent,  si l’on est logique, c’est également le début du « Petit Déconfinement ».En gros, durant cette période, on a le droit de voir  ses copains et sa famille mais pas encore de les inviter au resto. Un peu plus tard, suivra sans doute  le « Grand Déconfinement » ; mais ça c’est une autre affaire….

 

En attendant à nos casseroles ! Car il faut bien le reconnaître , 2 mois de confisage intégral nous a permis de visiter, revisiter et même re-revisiter quelques recettes. D’ailleurs, la pénurie récurrente de farine en rayon,  prête à penser que les brigades «  patisserie » furent  légions, durant cette « drôle de guerre ». Sûr, les disciples d’Escoffier n’ont plus qu’à bien se tenir !

C’ est donc dans ce contexte  particulier de « Grand Retour à la Gastronomie Française », qu’il me fut fort obligeamment permis de goûter des mets d’exception, en un lieu non moins…exceptionnel. C’est de cette expérience qu’il sera ici question.

 

« Au resto du chat qui miaule »

Chez Jacqueline

 

 Ainsi, l’invitation  de rêve que je souhaite évoquer pour vous, me fut offerte au Puy-en-Velay, en Haute-Loire, chez ma copine Jacqueline, que je n’avais pas vue depuis…de longs mois.

Je tiens ici à préciser  que j’avais respecté scrupuleusement (non, mais !) la distance de 100 km à vol de chouette plus ou moins bien empaillée.

Pour l’occasion mon amie avait mis «  les petits plats dans les grands » (rarement trouvé une expression plus niaise et convenue que celle-là. Pas vous ! ?) Disons alors « Jacqueline, du coup, s’était vraiment surpassée !».

jacqueline en cuisine

Excusez-nous du peu…

Le Perche- l'Angenardière

A moment unique, menu de circonstance ; jugez plutôt :

-En entrée, une terrine de sanglier.

-En plat principal, des escalopes de dinde à la crème et riz pilaf.

-Du fromage à volonté.

-Et enfin, « Le » dessert : La tarte au citron maison (sans cerise dessus…)

Le tout, bien sûr, arrosé de Pineau et de petit vin de Loire (Pays d’origine de mon amie)

Chat c’est de l’aide !

 

Comme vous pouvez en juger, Jacqueline est une dame qui sait recevoir. Par le passé, elle exerça dans le domaine de la restauration. Le coup de main est toujours là et le plaisir intact.

Cependant, pour être la cheffe incontestée des lieux, il faut tout de même dire que mon amie n’œuvre  pas tout à fait  seule derrière les fourneaux.

Lili la chatte (qui miaule) se montre une précieuse assistante : le prélavage des plats est sa grande spécialité. Je trouve que l’on parle peu ou très mal du petit personnel en cuisine…

 

 

 

 

 

 

Même pas privées de dessert !

Port Leucate
les Pyrénées carte postale

Egalement peu avare en conseils, notre charmante hôtesse nous livre sa recette de la tarte au citron. Braves gens à vos plumes car voici ici enfin révélé le secret d’une merveille aux agrumes :

Ingrédients :

-200 g de pâte brisée (achetée ou réalisée maison)

-230 g de sucre semoule

-200 g de fromage blanc en faisselle

-3 oeufs

-60 g de beurre + 20 g pour le plat

-4 citrons lavés

-40 g de noix de coco râpée

Réalisation de la tarte

 

  • Beurrez le moule à tarte, étendez la pâte et mettez le tout au frais pendant 30 minutes.
  • Prélevez le zeste de 3 citrons avec l’économe ;  pressez ces derniers et filtrez le jus. Hachez  finement les zestes et taillez le dernier citron en rondelles.
  • Plongez les rondelles de citron dans une casserole d’eau froide et portez à ébullition ; faites bouillir une minute ; égoutez- les et remettez-les dans la casserole avec 50 g de sucre semoule. Recouvrez le tout d’eau froide, laissez cuire à feu doux jusqu’à évaporation totale de l’eau. Réservez.
  • Allumez le four thermostat 6 (env. 180 degrés). Battez les deux oeufs avec le jaune du troisième œuf puis ajoutez le reste du sucre semoule et les zestes hachés. Incorporez le beurre fondu et la noix de coco, le fromage blanc et le jus de citron ; mélangez bien et versez sur le fond de la tarte.
  • Mettez au four pendant 40 minutes ; retirez du four ; attendez 5 minutes pour laisser refroidir et décorez avec les rondelles de citron.
  • Régalez-vous !

Une silver surfeuse

Enfin- et ainsi que votre sagacité notoire vous aura permis de l’observer- non contente d’être une grande cuisinière ,  Jacqueline est également une véritable « digital senior » . Pas encore une « geek » mais ça en prend bien le chemin…

Ecoutez plutôt  ce qu’elle pense des nouvelles technologies :

« Ah mon ordi…nateur ! Cette machine qui ne fait pas ce que JE VEUX et que je ne peux pas maîtriser à ma guise…Mais s’il  a des fils bien connectés, moi aussi, et depuis bien plus longtemps. Na ! »

NDLR : Mais tout à fait, Jacqueline, manquerait plus que ce soit les ordis qui aient le dernier mot !

Jacqueline et son ordi

« Bon, c’est sûr, mes connexions ont vieilli…mais je vais y arriver ;  j’y crois ! Je suis bien passée de la bouteille d’encre et de la plume « Sergent Major » au Bic! » Une vraie invention ça ! D’ailleurs même les hommes ça les a barbés : leurs coupe-choux sont devenus Bic et électriques. Peut-être même que ça les a trop barbés, qu’ils sont maintenant tout « embarbés ». Mais Bic a encore un petit avenir devant lui…

NDLR : oui, nous vous confirmons, l’entreprise BIC a très bien rebondi. Du stylo au briquet en passant par le parfum (avec cependant moins de bonheur) M Marcel BICH et ses descendants gardent un succès durable sur des produits qui le sont un peu moins…undecided

logo BIC

Mais revenons plutôt à Jacqueline : « Bref, tout ça pour dire que si je prenais plutôt mon BIC pour écrire  quelques bafouilles aux uns et aux autres, je perdrais moins de temps ! Je  serais dans mon  fauteuil à écouter et regarder des musiciens…sur ma tablette ; et celle-là  elle me va mieux ! Donc, je garde la certitude (!!!) qu’un jour l’ ordinateur n’ aura  plus de secret pour moi ….et mes progrès seront visibles. »

NDLR : si je puis me permettre d’en rajouter une couche, je préciserai que moi aussi j’ai une tablette. Coté ordi c’est Mumu qui s’y colle…

Enfin, petite astuce pour les récalcitrants du mulot (je dis ça, je dis rien) : vous pouvez dicter votre texte via le micro intégré de l’appareil et c’est ce dernier qui bosse pour vous ! Elle est pas belle la vie ?!

Allez ! Vive le surf sur la toile sans risque de se casser une patte; merci à Jacqueline pour sa  super invitation et ….

                                   Bons Baisers de Ginette !

                             

Jacqueline et sa tablette

Voyages en cartes postales

Voyages en cartes postales

148 x 105 mm de bonheur

  Je sais pas vous, mais moi, pendant le Grand Confinement, j’ai une très nette tendance à revenir à mes petites marottes. L’une d’entre elles, peut-être la plus ancienne, c’est LES CARTES POSTALES. Je ne me rappelle pas  où, pourquoi et quand j’ai attrapé ce virus…mais ça fait déjà bien longtemps et je ne m’en suis jamais remise !

Les cartes postales sont très poétiques ; aucune comparaison avec un courriel ou un texto !  Elles sont plus aventureuses aussi : ces petites messagères ont dû faire de nombreux  kilomètres avant d’arriver jusqu’à nous ; elles ont croisé beaucoup de monde et bien des paysages . Tout ça me fait rêver. Comme actuellement petites et grandes balades sont un rien compromises, ça tombe plutôt bien !

Bien sûr, je ne puis vous dévoiler toutes mes merveilles cartonnées;  j’ai donc pioché 5  « petites veinardes » au hasard. Par ailleurs,  je suis restée en France : pas la peine non plus de tenter le diable… Qui sait, lorsque Le Grand Déconfinement sera venu, peut-être que ces destinations  vous inspirerons …

Le canal de l’Ourcq

Une carte postale de Josette et Mimi

 

Nos amis ont habité un bon moment à Villeparisis, en Seine-et-Marne. Leur petit pavillon de banlieue n’était pas situé très loin du canal de l’Ourcq. Je crois me souvenir d’une sympathique balade en barque dans les années 80. A cette époque, il y avait encore quelques guinguettes ! D’ailleurs, savez-vous que l’ appellation de ces estaminets vient du nom d’un petit vin local nommé « Guinguet »  ? La culture des vignes sur les coteaux alentour, permettait alors la production de cette sympathique piquette …

Le Perche

Une carte postale d’Yvonne.

Le Perche- l'Angenardière

Dans les années 90, ma soeur ainée s’est installée dans le département de l’Orne. Une de ses amie d’enfance ayant été séduite par ce coin de Normandie, elle décida un jour de déménager dans le même secteur, et se fixa à « Dame-Marie ». C’est joli comme nom de village, vous ne trouvez pas ? Enfin, peut-être pas pour tout le monde. Raymond (mon beau-frère ) n’avait pas l’air très enthousiasmé par cette nouvelle vie ! Cependant, comme dans la chanson de Jacques Brel, je crois qu’à l’époque, il n’a pas vraiment eu voix au chapître…

Mais nous nous égarons…Sur cette carte postale nous découvrons le manoir de l’Angenardière, à St-Cyr-la-Rosière (de beaux noms, vraiment !). Je ne sais pas si l’endroit est actuellement ouvert au public… Par contre, quand j’ai rendu visite à Yvonne et Raymond, je me souviens  avoir fait de très belles et très accessibles balades. Je me rappelle notamment de forêts magnifiques et de grands étangs, du coté de Bresolettes

Port Leucate

Une carte postale de Liliane, Félix

et tit Jean-Claude (qu’était très fâché avec l’école…)

   Plus jeunes, la soeur et le beau-frère de Canou partaient  souvent en vacances avec  nous. Cette année là (1989), il faut croire que Port Leucate a eu la préférence sur St Raphaël. La petite famille nous avait écrit…:

 » Un petit coucou de vacances. Soleil très chaud, mer bonne.De très nombreuses parties de boules. Mais la fin pointe son nez. A bientôt. Gros bisous de tous les trois. »

En lisant ces mots tout simples, on s’interroge : c’est quoi, le bonheur ? C’est quand qu’on va où ?

Pourquoi tout semble si compliqué à présent?

 

 

 

 

 

 

 

Les Pyrénées

Une carte postale de Mumu

Port Leucate
les Pyrénées carte postale

Sûr, après ma folle escapade avec Paulette, je peux maintenant dire que je connais un peu les Hautes Pyrénées. Auparavant c’était loin d’être le cas. Et poutant quelle région magnifique !

Grande sportive, la Mumu d’alors  était partie en randonnée avec son amie Dominique.

Le verso de la carte indique: « Le chemin d’Ossau ». La Mumu de maintenant me précise qu’avec sa copine, elles avaient suivi le GR (78), voie du Piémont vers St Jacques de Compostelle. Sans doute une belle expédition…pour les plus courageux !

L’île de Bréhat

Une carte postale de Sophie

Ah, la Bretagne…

Chère petite nièce comme tu as dû te régaler dans les côtes d’Armor ! En plus, un archipel, en plus un micro-climat, en plus pas de voitures, en plus des peintres,  en plus plein de fleurs, bref :  Bréhat…

Et connais-tu cette anecdote ?  Dans le bourg, le « Café des Pêcheurs » est lié à une tradition connue sous le nom des « décapités de Bréhat ». Au début du XXème siècle, l’établissement, tenu par Mme Guéré, était un cabaret fréquenté par les nombreux artistes qui s’étaient installés sur l’île.

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Et bons baisers de Ginette !

ile de bréhat