Le Grau d’Agde au coeur : S1E2

Le Grau d’Agde au coeur : S1E2

Et toujours le  Sud !

 

  Voici un épisode 2, chaud, chaud, chaud, cacao ! Et oui, le beau mois d’aout est là et mes aventures en Méditerranée sont loin d’être finies.  Parait qu’en ce moment  il ne faut pas courir partout (surtout à mon âge canonique). Pas de problème, je saurai rester sage !  Faut dire que prolonger son séjour auprès de « la grande bleue » est loin d’être une punition. Plus jeunes, avec Canou, nous allions presque chaque été à St Raphaël : quel délice mes amis !

Encore plus petite, je me souviens des  plages de la Manche. Nous autres, les gosses, nous étions chanceux. En effet, papa et maman travaillaient aux usines Renault et bénéficiaient alors de 3 semaines de congés payés ( pas mal pour l’époque !)

Cerise sur le gateau, un frère de papa était le roi de l’andouille (guémenéetongue-out, à Plouër-sur-Rance, dans les Cotes d’Armor. A cette époque, l’échange d’invitations n’était pas un vain mot : toute notre petite famille débarquait donc en « bacances » ,  chez le tonton charcutier.  L’épopée se faisait en train , depuis la gare Montparnasse (puis bus et voiture). Je vous laisse imaginer l’équipée : les parents, 4 gamins + le chien Youky; enfin les nombreux cadeaux à l’attention de la famille bretonne.C’était folklo, comme on dit ! 

Mais bon, revenons à nos moutons. Donc en ce moment, je suis en résidence sur la belle commune d’Agde. Pour les retardataires ou les distraits, je rappelle que je loge chez mon neveu Jean-Pierre  (voir S1E1/ Le Grau d’Agde au coeur) . Très vite, tous les deux, on s’est arrangés : JP restaure son grand voilier et moi je fais la popote… Du coup, je vais souvent au marché à vélo ( celui-ci a un super panier à l’avant !) .

Mes cartes postales:

« A bicyclette, vers la mer »

Petit poisson deviendra grand ?

les quais de l'hérault

La petite balade débute au chantier naval « Allemand », quai du commandant Méric ( c’est ici que je récupère la bicyclette de la copine de JP) . Une piste cyclable longe l’Hérault, jusque vers « le large ». Gare à filer droit; au risque de finir la course dans un plongeon magnifique !

L’endroit est bien sûr le paradis des pêcheurs. Jusqu’au 1er pont sur l’Hérault, cette zone est considérée « pêche maritime » et non « fluviale » . De fait, sur ce tronçon, la pêche est ouverte toute l’année…et gratuite.

Lorsque « la plage » restait à inventer

Pour autant, ces pauvres pêcheurs me paraissent plutôt bredouilles . Je dis ça, je dis rien mais pour ma part, me semble qu’on ne peut pas pêcher et avoir pêché… Comme d’hab. c’est  sans doute pas la faute des plus petits mais le résultat est là !

pêcheurs sur l'hérault
darse du grau d'agde

Un peu plus loin, et poursuivant ma chtite promenade ; j’arrive à une placette charmante : on croirait un minuscule port de pêche. Le panneau explicatif de l’endroit nous indique fort obligeamment qu’il s’agit d’une « darsine » : sorte de petit bassin portuaire qui servait de refuge à la chaloupe des pilotes lamaneurs (pilotes de port).

Les canards du coin semblent particulièrement priser l’endroit…

Tout autour, des maisons très colorées. Poursuivant notre lecture, nous apprenons qu’  » à partir de 1850, la municipalité veut fixer la population de pêcheurs sur les terrains du Grau. Pour ce faire, elle va mettre en vente des terrains communaux, à prix modique. Par ailleurs, la mode des bains de mer va toucher Le Grau après l’ouverture de la gare de chemin de fer en 1857. Les maisons construites d’abord en bois, puis en pierre rendent compte de ce passé balnéaire. »

Plutôt sympa de s’instruire en toute simplicité  dans la rue !

maisons place Hirailles, grau d'Agde

 Agathoises agapes

Encore quelques coups de pédales et le quai du « commandant Méric » se transforme en quai  « des restos à gogo » : bien sûr, il va de soi que coquillages et crustacés sont à l’honneur ! Parmi eux, j’ai nommé le Murex ou  » pointu « . Ce dernier a même sa confrérie au Grau d’Agde.

pointus au resto

 Dans l’antiquité ce coquillage était  très prisé pour une  raison tout autre que culinaire . On tirait en effet de ce gastéropode une teinture rouge violacée, appelée « pourpre impériale ».

Perso, je me dis que de tous temps les Hommes ont quand même eu des idées géniales ! undecided D’ailleurs, je me suis souvent demandé comment ces dernières leur venaient à l’esprit. Est-ce qu’on se lève par exemple un matin en se disant « tiens, aujourd’hui je tenterais bien de teinter du tissu avec quelques murex… »

????…

 

Mais que les becs à sucre se rassurent, eux aussi auront leur heure de gloire :  la glace de JP est à 4 boules (ben voyons !). C’est vrai que petit, le gourmand s’arrangeait déjà pour ne pas être privé de dessert. Pour l’heure ce sera donc : framboise, pistache, cacahouète… et chocolat (tout au fond du cornet). Avé les gaufrettes par dessus c’est beaucoup mieux. Mais vite, ça fond : laissons-le déguster !

la super grosse glace

La fiancée du pirate

Chez M le glacier, la nuit fut peut-être un peu courte car la pause hamac semble s’éterniser…Ce gaillard endormi rêve-t-il de sa belle ? 

Tout près de la jetée est une nymphe mystérieuse qui semble guetter…on ne sait quoi. Aucune plaque explicative  ne dévoile  son secret . Il existe bien une  » rue des sirènes » au Grau d’Agde, mais notre miss a de trop jolies gambettes pour en être…Si quelqu’un peut me donner une info, je suis preneuse !

mer soleil couchant
nymphe le grau d'agde

Et la plage fut créée…

Le bout du quai est  là. Pour quelques pas dans le sable, on oublie  le vélo. Tôt le matin, le rivage est paisible et les amoureux de la mer sont  au rendez-vous.

femme marchant au bord de la mer

 Vous aussi vous aimez marcher dans l’eau ? Ici le sable est très très doux : c’est vraiment super…

Quelques  bâtisseurs sont déjà à l’ouvrage. Si leurs châteaux  sont éphémères, gageons que les souvenirs de ces précieux instants,resteront inoubliables.

 

une maman et sa petite fille au bord de la mer

Instant lecture, face aux vagues mousseuses…

deux femmes au bord de la plage

C’est fou comme le temps passe vite au bord de l’eau : faudrait peut-être songer à filer au marché ! Au menu ce midi, ce sera : poêlée de sardines et riz/fenouils. Croyez-moi, mon neveu a un bon coup de  fourchette !

Quant à vous, prenez soin de vos petits ventres

                                                             Et bons baisers de Ginette !

                                                                                                                         

Le Grau d’Agde au coeur : S1E1

Le Grau d’Agde au coeur : S1E1

Cap au  Sud !

 

Allez savoir pourquoi, mercredi dernier j’ai jeté un coup d’œil à ma valise : aïe !  elle fait grise mine la pauvre. Sûr, elle nous fait un petit coup de blues ! De mon côté, je ne suis pas loin d’être dans le même cas : allez, il est temps de réagir ! Voyons voir ? Où pourrais-je bien traîner mes guêtres en ce moment ? En y réfléchissant, je crois bien que j’irais jusqu’à m’offrir La Mer. Savez, celle  qu’on voit danser : et soigner zainsi le blues par le blue ? (fortiche en anglais, la tatie, non?)

Quelle chance, à cette époque de l’année, mon neveu Jean-Pierre restaure son bateau au Grau d’Agde  ….Vous me suivez wink ?

Une fois n’est pas coutume, ce coup-ci j’envisage de voyager seule. De leur coté, les copines rattrapent le temps perdu (du Grand Confinement) et font  la tournée de leurs petits-enfants. Par ailleurs, je me demande si JP apprécierait un arrivage intempestif de mamies (si sympathiques soient-elles..).

 Allez, c’est décidé, je me la joue solo au bord de l’eau !

Mes cartes postales:

clin d’oeil flashy du Grau d’Agde

Attention départ !

                               

Je sais pas vous, mais moi, quand je suis seule, j’adore prendre le train ! Il existe une ligne extra, qui relie Clermont-Ferrand à Nîmes, et qu’on appelle la Cévenole. Lorsque j’ai dit à Mumu que j’allais prendre ce train-là, elle s’est écriée : mais c’est génial ! T’es pile poil dans la tendance « slow train » ( ?!). Oups, kesako cette affaire-là ? Faudra que je creuse la question. En attendant, y a plus zurgent : embarquons !

Surprise ! Mon TER est super gai !  Toutes ces couleurs inspirent, bien sûr, la grande photographe de voyage que je suis. De fait, que ce soit en gare ou par la fenêtre, j’en prends plein les mirettes !

Des bibis de charme

gare Vergèze Codognan
bebe au chapeau rose
Julia au chapeau rose

En balade vers la plage, je rencontre une mamie toute fière de promener son petit-fils : Charly est un tantinet méfiant (ou timide?). Au moins une certitude: son bob ne s’envolera pas !

Beaucoup moins farouche, au petit bar du marché, Julia prend la pause . La mignonne pipelette me fait plein de confidences; mais chut… sachons garder les secrets…

Lolita ou chenapan, ces pitchoun nous font vraiment  voir la vie en rose !

Des bateaux et des peintres

bateau en chantier peinture

Sur le chantier naval, un jeune homme aide son père à repeindre son bateau. je ne connais pas son prénom. Je le baptiserais  bien « Samuel »…Et  le papa ?

Un peu plus loin, super  chouette, je rencontre un artiste  volubile qui ne m’a pas caché son nom… Je vous présente zici Claude Ménaldo. Pour l’heure, ce dernier dessine au pastel sec. Je vous laisse découvrir l’ensemble de ses oeuvres .

artiste au chantier naval

C’est la mer qui prend l’homme…

mer soleil couchant
pêcheur foux

Si vous vous baladez au Grau d’Agde vous apercevrez peut-être « le pêcheur Foux », ou tout au moins son célèbre bateau rose. Comme son esquif, le personnage est haut en couleurs ! Quai du Commandant Méric, chaque matin d’été (mais pas que), il propose sa pêche du jour. Son public lui est fidèle, tant pour le poisson que pour le spectacle !

Voici pour cent francs, du thym de la garrigue

marché de provence
bouée sur le marché

Quelle super chanson de Gilbert Bécaud ! Plus d’un demi-siècle a passé et les marchés de Provence (ou du Languedoc, té…) sont toujours aussi magiques.  Celui du Grau d’Agde est très sympathique. Tout petit, il offre cependant son concentré d’odeurs, de saveurs et de couleurs du Sud. La plage est a 2 pas et les voitures sont bien sûr proscrites ; un petit goût de paradis quoi !

                                                                                                                         

Et voilà mes chéris, votre série préférée : Le Grau d’Agde au coeur/ Saison 1 Episode 1 s’achève ici. Je sais, je vous laisse sur un suspense insoutenable : mais ce n’est que pour mieux se retrouver cool !

Allez, dans quelques semaines, c’est promis, je vous sers sur un plateau, un Episode 2 inoubliable…

En attendant prenez soin de vous

                                                             Et bons baisers de Ginette !

                                                                                                                         

Escapade gourmande (chez l’habitante)

Escapade gourmande (chez l’habitante)

Cuisine maison: le retour

Ca y est , on va pouvoir bouger et rencontrer les amis ! :  c’est le début…de la fin du «  Grand Confinement ». Par conséquent,  si l’on est logique, c’est également le début du « Petit Déconfinement ».En gros, durant cette période, on a le droit de voir  ses copains et sa famille mais pas encore de les inviter au resto. Un peu plus tard, suivra sans doute  le « Grand Déconfinement » ; mais ça c’est une autre affaire….

 

En attendant à nos casseroles ! Car il faut bien le reconnaître , 2 mois de confisage intégral nous a permis de visiter, revisiter et même re-revisiter quelques recettes. D’ailleurs, la pénurie récurrente de farine en rayon,  prête à penser que les brigades «  patisserie » furent  légions, durant cette « drôle de guerre ». Sûr, les disciples d’Escoffier n’ont plus qu’à bien se tenir !

C’ est donc dans ce contexte  particulier de « Grand Retour à la Gastronomie Française », qu’il me fut fort obligeamment permis de goûter des mets d’exception, en un lieu non moins…exceptionnel. C’est de cette expérience qu’il sera ici question.

 

« Au resto du chat qui miaule »

Chez Jacqueline

 

 Ainsi, l’invitation  de rêve que je souhaite évoquer pour vous, me fut offerte au Puy-en-Velay, en Haute-Loire, chez ma copine Jacqueline, que je n’avais pas vue depuis…de longs mois.

Je tiens ici à préciser  que j’avais respecté scrupuleusement (non, mais !) la distance de 100 km à vol de chouette plus ou moins bien empaillée.

Pour l’occasion mon amie avait mis «  les petits plats dans les grands » (rarement trouvé une expression plus niaise et convenue que celle-là. Pas vous ! ?) Disons alors « Jacqueline, du coup, s’était vraiment surpassée !».

jacqueline en cuisine

Excusez-nous du peu…

Le Perche- l'Angenardière

A moment unique, menu de circonstance ; jugez plutôt :

-En entrée, une terrine de sanglier.

-En plat principal, des escalopes de dinde à la crème et riz pilaf.

-Du fromage à volonté.

-Et enfin, « Le » dessert : La tarte au citron maison (sans cerise dessus…)

Le tout, bien sûr, arrosé de Pineau et de petit vin de Loire (Pays d’origine de mon amie)

Chat c’est de l’aide !

 

Comme vous pouvez donc en juger, Jacqueline est une dame qui sait recevoir. Par le passé, elle exerça dans le domaine de la restauration. Le coup de main est toujours là et le plaisir intact.

Cependant, pour être la cheffe incontestée des lieux, il faut tout de même dire que mon amie n’œuvre  pas tout à fait  seule derrière les fourneaux.

Lili la chatte (qui miaule) se montre une précieuse assistante et le prélavage des plats est sa grande spécialité. Je trouve que l’on parle peu ou très mal du petit personnel en cuisine…

 

 

 

 

 

 

Même pas privées de dessert !

Port Leucate
les Pyrénées carte postale

Egalement peu avare… en conseils, notre charmante hôtesse nous livre sa recette de la tarte au citron. Braves gens à vos plumes car voici ici enfin révélé le secret d’une merveille aux agrumes :

Ingrédients :

-200 g de pâte brisée (achetée ou réalisée maison)

-230 g de sucre semoule

-200 g de fromage blanc en faisselle

-3 oeufs

-60 g de beurre + 20 g pour le plat

-4 citrons lavés

-40 g de noix de coco râpée

Réalisation de la tarte

 

  • Beurrez le moule à tarte, étendez la pâte et mettez le tout au frais pendant 30 minutes.
  • Prélevez le zeste de 3 citrons avec l’économe ;  pressez ces derniers et filtrez le jus. Hachez  finement les zestes et taillez le dernier citron en rondelles.
  • Plongez les rondelles de citron dans une casserole d’eau froide et portez à ébullition ; faites bouillir une minute ; égoutez- les et remettez-les dans la casserole avec 50 g de sucre semoule. Recouvrez le tout d’eau froide, laissez cuire à feu doux jusqu’à évaporation totale de l’eau. Réservez.
  • Allumez le four thermostat 6 (env. 180 degrés). Battez les deux oeufs avec le jaune du troisième œuf puis ajoutez le reste du sucre semoule et les zestes hachés. Incorporez le beurre fondu et la noix de coco, le fromage blanc et le jus de citron ; mélangez bien et versez sur le fond de la tarte.
  • Mettez au four pendant 40 minutes ; retirez du four ; attendez 5 minutes pour laisser refroidir et décorez avec les rondelles de citron.
  • Régalez-vous !

Une silver surfeuse

Enfin- et ainsi que votre sagacité notoire vous aura permis de l’observer- non contente d’être une grande cuisinière-  Jacqueline est également une véritable « digital senior » ; pas encore une « geek » mais ça en prend bien le chemin…

Ecoutez plutôt  ce qu’elle pense des nouvelles technologies :

« Ah mon ordi…nateur ! Cette machine qui ne fait pas ce que JE VEUX et que je ne peux pas maîtriser à ma guise…Mais s’il  a des fils bien connectés, moi aussi, et depuis bien plus longtemps. Na ! »

NDLR : Mais tout à fait, Jacqueline, manquerait plus que ce soit les ordis qui aient le dernier mot !

Jacqueline et son ordi

« Bon, c’est sûr, mes connexions ont vieilli…mais je vais y arriver ;  j’y crois ! Je suis bien passée de la bouteille d’encre et de la plume « Sergent Major » au Bic! » Une vraie invention ça ! D’ailleurs même les hommes ça les a barbés : leurs coupe-choux sont devenus Bic et électriques. Peut-être même que ça les a trop barbés, qu’ils sont maintenant tout « embarbés ». Mais Bic a encore un petit avenir devant lui…

NDLR : oui, nous vous confirmons, l’entreprise BIC a très bien rebondi. Du stylo au briquet en passant par le parfum (avec cependant moins de bonheur) M Marcel BICH et ses descendants gardent un succès durable sur des produits qui le sont un peu moins…undecided

logo BIC

« Bref, tout ça pour dire que si je prenais plutôt mon BIC pour écrire  quelques bafouilles aux uns et aux autres, je perdrais moins de temps ! Je  serais dans mon  fauteuil à écouter et regarder des musiciens…sur ma tablette ; et celle-là  elle me va mieux ! Donc, je garde la certitude (!!!) qu’un jour l’ ordinateur n’ aura  plus de secret pour moi ….et mes progrès seront visibles. »

NDLR : si je puis me permettre d’en rajouter une couche, je préciserai que moi aussi j’ai une tablette. Coté ordi c’est Mumu qui s’y colle…

Enfin, petite astuce pour les récalcitrants du mulot (je dis ça, je dis rien) : vous pouvez dicter votre texte via le micro intégré de l’appareil et c’est ce dernier qui bosse pour vous ! Elle est pas belle la vie ?!

Allez ! Vive le surf sur la toile sans risque de se casser une patte; merci à Jacqueline pour sa  super invitation et ….

                                   Bons Baisers de Ginette !

                             

Jacqueline et sa tablette
Voyages en cartes postales

Voyages en cartes postales

148 x 105 mm de bonheur

  Je sais pas vous, mais moi, pendant le Grand Confinement, j’ai une très nette tendance à revenir à mes petites marottes. L’une d’entre elles, peut-être la plus ancienne, c’est LES CARTES POSTALES. Je ne me rappelle pas  où, pourquoi et quand j’ai attrapé ce virus…mais ça fait déjà bien longtemps et je ne m’en suis jamais remise !

Les cartes postales sont très poétiques ; aucune comparaison avec un courriel ou un texto !  Elles sont plus aventureuses aussi : ces petites messagères ont dû faire de nombreux  kilomètres avant d’arriver jusqu’à nous ; elles ont croisé beaucoup de monde et bien des paysages . Tout ça me fait rêver. Comme actuellement petites et grandes balades sont un rien compromises, ça tombe plutôt bien !

Bien sûr, je ne puis vous dévoiler toutes mes merveilles cartonnées;  j’ai donc pioché 5  « petites veinardes » au hasard. Par ailleurs,  je suis restée en France : pas la peine non plus de tenter le diable… Qui sait, lorsque Le Grand Déconfinement sera venu, peut-être que ces destinations  vous inspirerons …

Le canal de l’Ourcq

Une carte postale de Josette et Mimi

 

Nos amis ont habité un bon moment à Villeparisis, en Seine-et-Marne. Leur petit pavillon de banlieue n’était pas situé très loin du canal de l’Ourcq. Je crois me souvenir d’une sympathique balade en barque dans les années 80. A cette époque, il y avait encore quelques guinguettes ! D’ailleurs, savez-vous que l’ appellation de ces estaminets vient du nom d’un petit vin local nommé « Guinguet »  ? La culture des vignes sur les coteaux alentour, permettait alors la production de cette sympathique piquette …

Le Perche

Une carte postale d’Yvonne.

Le Perche- l'Angenardière

Dans les années 90, ma soeur ainée s’est installée dans le département de l’Orne. Une de ses amie d’enfance ayant été séduite par ce coin de Normandie, elle décida un jour de déménager dans le même secteur, et se fixa à « Dame-Marie ». C’est joli comme nom de village, vous ne trouvez pas ? Enfin, peut-être pas pour tout le monde. Raymond (mon beau-frère ) n’avait pas l’air très enthousiasmé par cette nouvelle vie ! Cependant, comme dans la chanson de Jacques Brel, je crois qu’à l’époque, il n’a pas vraiment eu voix au chapître…

Mais nous nous égarons…Sur cette carte postale nous découvrons le manoir de l’Angenardière, à St-Cyr-la-Rosière (de beaux noms, vraiment !). Je ne sais pas si l’endroit est actuellement ouvert au public… Par contre, quand j’ai rendu visite à Yvonne et Raymond, je me souviens  avoir fait de très belles et très accessibles balades. Je me rappelle notamment de forêts magnifiques et de grands étangs, du coté de Bresolettes

Port Leucate

Une carte postale de Liliane, Félix

et tit Jean-Claude (qu’était très fâché avec l’école…)

   Plus jeunes, la soeur et le beau-frère de Canou partaient  souvent en vacances avec  nous. Cette année là (1989), il faut croire que Port Leucate a eu la préférence sur St Raphaël. La petite famille nous avait écrit…:

 » Un petit coucou de vacances. Soleil très chaud, mer bonne.De très nombreuses parties de boules. Mais la fin pointe son nez. A bientôt. Gros bisous de tous les trois. »

En lisant ces mots tout simples, on s’interroge : c’est quoi, le bonheur ? C’est quand qu’on va où ?

Pourquoi tout semble si compliqué à présent?

 

 

 

 

 

 

 

Les Pyrénées

Une carte postale de Mumu

Port Leucate
les Pyrénées carte postale

Sûr, après ma folle escapade avec Paulette, je peux maintenant dire que je connais un peu les Hautes Pyrénées. Auparavant c’était loin d’être le cas. Et poutant quelle région magnifique !

Grande sportive, la Mumu d’alors  était partie en randonnée avec son amie Dominique.

Le verso de la carte indique: « Le chemin d’Ossau ». La Mumu de maintenant me précise qu’avec sa copine, elles avaient suivi le GR (78), voie du Piémont vers St Jacques de Compostelle. Sans doute une belle expédition…pour les plus courageux !

L’île de Bréhat

Une carte postale de Sophie

Ah, la Bretagne…

Chère petite nièce comme tu as dû te régaler dans les côtes d’Armor ! En plus, un archipel, en plus un micro-climat, en plus pas de voitures, en plus des peintres,  en plus plein de fleurs, bref :  Bréhat…

Et connais-tu cette anecdote ?  Dans le bourg, le « Café des Pêcheurs » est lié à une tradition connue sous le nom des « décapités de Bréhat ». Au début du XXème siècle, l’établissement, tenu par Mme Guéré, était un cabaret fréquenté par les nombreux artistes qui s’étaient installés sur l’île.

La suite ici

Et bons baisers de Ginette !

ile de bréhat
Voyages en chansons

Voyages en chansons

Trois petites notes de musique…

  En ces jours de « Grand Confinement » il n’en faudra peut-être pas beaucoup plus pour nous évader…Et puisqu’il nous faut « couniller » à la maison, ressortons sans complexe les vieux 45 ou 33 tours qui font voyager!

Comme dit l’ami Voulzy  » on a tous dans le coeur »…une chanson-souvenir. La mienne c’est « l’été indien » de Joe Dassin. Dès que je l’entends, je revis l’été 75, la mer, le soleil et les rigolades  avec Canou et les copains.

Pas très original tout ça…et pourtant des petites pépites de bonheur qui brillent toujours, après toutes ces années !

Mes cartes postales sonores

Voyage en train : Le belle époque des « Micheline »

Voyage en bateau : pour les îles de rêve…

Puisque vous partez en voyage
Puisque nous nous quittons ce soir
Mon cœur fait son apprentissage
Je veux sourire avec courage
Vous avez posé vos bagages
Marche avant, côté du couloir
Et pour les grands signaux d’usage
J’ai préparé mon grand mouchoir
Dans un instant le train démarre
Je resterai seul sur le quai…

Paroles: Jean Nohain; Musique: Mireille

interprètes: Mireille et jean Sablon -1935

Mon petit grain de sel:

Quelles paroles succulentes,  surannées et éternelles. Par ailleurs, il m’a fallut  ré-écouter plusieurs fois le texte (par J Dutronc et F Hardy, notamment) pour convenir que j’entendais bien, dans le dernier couplet: « l’enfoiré », à propos du contrôleur : fabuleuse époque où l’on pouvait  proférer des « noms d’oiseau » sans se faire voler  dans les plumes…

Emmenez-moi
Au bout de la terre
Emmenez-moi
Au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil
Emmenez-moi
Au bout de la Terre
Emmenez-moi
Au pays des merveilles

 

 

Paroles: Charles Aznavour, Musique: G. Garvarentz-1967

Prenant la route qui mène
A mes rêves d’enfants
Sur des îles lointaines
Où rien n’est important
Que de vivre
Où les filles alanguies
Vous ravissent le coeur
En tressant m’a-t-on dit
De ces colliers de fleurs
Qui enivrent…

Mon petit grain de sel:

Pour ma part, et sans vouloir jouer les rabat-joie, je ne suis pas convaincue que les choses aillent forcément mieux « au soleil »  ou  » à l’autre bout de la terre », mais bon, ça fait tout de même une bien jolie chanson.

Voyage à pied ou… quand on levait le pouce joyeusement ?!

C’est un beau roman, c’est une belle histoire
C’est une romance d’aujourd’hui
Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard
Elle descendait dans le Midi, le Midi
Ils se sont trouvés au bord du chemin
Sur l’autoroute des vacances
C’était sans doute un jour de chance
Ils avaient le ciel à portée de main
Un cadeau de la providence
Alors pourquoi penser au lendemain.

Paroles: Pierre Delanoë ; Musique: Michel Fugain- 1972

Mon petit grain de sel:

Z’étaient mignons dans les années 70 tous ces petits jeunes au bord de la route. Une fois, porte d’Orléans, avec Bernard, on en a vu un qui tenait le panneau « Katmandou ». Hélas on allait pas aussi loin, mais ça nous est parfois arrivé de prendre quelques stoppeurs pour un petit bout de route…

Voyage en avion : au bout de l’hiver

Et en  attendant: Bons baisers de Ginette !

Je reviendrai à Montréal
Dans un grd Bœing bleu de mer
J’ai besoin de revoir l’hiver
Et ses aurores boréales

J’ai besoin de cette lumière
Descendue droit du Labrador
Et qui fait neiger sur l’hiver
Des roses bleues, des roses d’or

Dans le silence de l’hiver
Je veux revoir ce lac étrange
Entre le crystal et le verre
Où viennent se poser des anges

Musique et paroles: Robert Charlebois-1976.

Mon petit grain de sel:

Ouh là là ! Ca à l’air tellement beau: « j’aimerais venir à Montréal…. »

Voyage en voiture : et voir la vie en bleue…

Faire une virée à deux
Tous les deux sur les chemins
Dans ton automobile
Tous les deux on sera bien
Et dans le ciel il y aura des étoiles
Et du soleil quand on mettra les voiles

E va la nave va la douce vie
On s´en ira toute la vie danser le calypso en Italie
Et boire allegretto ma non troppo
Du campari quand Pari est à l´eau

Auteurs, compositeurs : Catherine Dirand, Benoit Carré (Lilicub) – 1995

Mon petit grain de sel:

J’aime beaucoup les duos en chanson . Il me semble que ça donne à ces dernières, un petit  coté spontané et naturel d’une grande fraicheur. Il y en avait beaucoup dans les années 70 à 90. Et à présent ? Peut-être encore, mais je ne les connais pas…

 

Une petite dernière pour la route ?

J’aimerais tant voir Syracuse
L’île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s’amusent
A glisser l’aile sous le vent
Voir les jardins de Babylone
Et le palais du Grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fouzi Yama

                                            Paroles: Bernard Dimey; musique: Henri Salvador- 1962

Allez, à vous à présent de pousser la chansonnette et

                                                                                                                Bons baisers de Ginette !

Noël en Roumanie

Noël en Roumanie

« Craciun Félicit »

comme disent nos amis roumains !

 

Noël en Roumanie est vraiment une belle aventure !

Il y a quelques années de cela, Diana, une jeune étudiante roumaine, avait résidé chez moi , durant  quelques temps, en colocation. Nous avions gardé contact, et pour  Noël, elle m’a gentiment invitée dans sa famille qui habite à Radauti, dans la magnifique région de  Bucovine.

C’est donc sa tante Luiza et son oncle Gabriel qui nous ont chaleureusement reçues. Sur la photo ci-dessus la jeune femme pose avec sa fille Ana, à la sortie de la messe du 25 décembre. Pour la circonstance elle porte le costume traditionnel de fêtes, mais bien sur, ce n’est pas sa tenue habituelle…

Mes cartes postales virtuelles

d’un Noël en Roumanie

Autour du sapin

                                   Ainsi, à la décoration, nous retrouvons Diana (à droite sur la photo) et sa cousine Ana : j’espère que vous suivez toujours !

Andréi, le petit frère (d’Ana…) , est parti chanter avec les autres enfants de son âge. En effet, chaque 24 décembre au soir, les petits choristes improvisés, se présentent de portes en portes et entonnent des chants de Noël. Pour récompense, ils reçoivent quelques sous et surtout force friandises : pour rien au monde Andrei ne voudrait rater ça !

Cuisine de tradition

C’est donc Luiza qui a cuisiné durant toute la journée du 24 décembre. Nous apercevons le « tchorba » qui est  réalisé avec des boulettes de viande. Le « sarmale » à base de feuilles de choucroute. Du poisson, bien sur, et puis aussi la »mamaliga » sorte de polenta. Coté sucrerie il y a, entre autres,  le « cozonac « qui est une brioche qui ressemble beaucoup au panettone.

Toutes ces agapes sont disposées sur la table en attendant la sanctification du pope. Nous ne les dégusterons que le lendemain midi !

Joyaux orthodoxes

Je n’apprendrai bien sûr à personne qu’il y a de magnifiques monastères en Roumanie.
Nous avons visité celui de Dragomirna. Ce nom veut dire » amour et paix » : tout un programme ! Caché derrière d’immenses remparts, il ne présente pas de peintures extérieures. C’est mon petit (!) préféré à moi. Véritable bijou de facture médiévale, il est tout en sobriété. Son architecture élancée et sa pierre de dentelle laissent deviner une influence orientale. Situé sur un site bucolique bordé d’un petit lac, il est  classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Dans un autre style mais tout aussi splendides, les nombreux monastères de Roumanie édifiés aux XV et XVI èmes siècles, présentent des fresques extérieures aux couleurs flamboyantes. Ces peintures merveilleuses célèbrent le plus pur style orthodoxe !

Je me demande combien de temps il fallait pour achever  de telles oeuvres…

Un symbole haut… en couleurs

                    Sinon, en Roumanie, on rencontre également beaucoup d’ oeufs peints. La période de Pâques aurait été préférable pour aborder ce sujet mais je  ne suis pas assez patiente pour attendre !

Dans ce pays, la décoration des oeufs est un art populaire majeur. Ces symboles païens de la renaissance de la nature, sont ornés de motifs géométriques ou floraux d’une grande finesse d’exécution. La diversité des techniques, mises en oeuvre pour les peindre, est vraiment surprenante.

Dans le rôle de l’oeuf géant, sur la photo,  nous vous présentons un monument de fibre de verre qui mesure plus de 7 mètres de haut et qui est situé à l’extérieur de la ville de Suceava.

Diana, son oncle et son frère posent fièrement devant le mastodonte multicolore qui a été créé en 2009.

Des ours et des hommes, au coeur de l’hiver

                     Autre réminiscence d’une culture païenne encore vivace : « danse avec les ours » est une réalité en Roumanie. Exécuté au coeur de l’hiver, ce rituel est censé éloigner les mauvais esprits. Et pendant ce temps « Messire Ursus » dort tranquillement du sommeil du juste !

L’ours brun est craint et vénéré dans toute la Roumanie. La population de ces animaux  est une des plus nombreuses d’Europe.

Sur la photo, les pelures sont encore à terre mais elles ne vont pas tarder à s’agiter !

Ce n’est qu’un au revoir !

Et nous voici arrivées à la case retour. Fait plutôt  frisquet à Bucarest, en cette fin d’année ! Les petites mignonnes de la vitrines sont vraiment pas frileuses …

Allez, en route pour 2020 et de nouvelles aventures !

Et bons baisers de Ginette !